lundi 12 novembre 2012

Jérémiade Dash. Le politiquement correct lave plus blanc que blanc

Le politiquement correct est devenu l'instrument d'un terrorisme intellectuel qui n'a rien à envier aux pires heures du Marxisme, mais qui, par sa candeur pusillanime nous conduit inexorablement au gouffre sans que l'écrasante majorité de la population votante ne s'en aperçoive et a fortiori ne s'en offusque.
Car dans ce système du bien-pensisme intégriste, l’inertie et la négativité sui generis de la mentalité bobo-psychotique implantée dans les esprits dès l’école maternelle, pousse à la censure et l'autocensure spontanées et à jouer continuellement les idiots utiles en marquant consciemment ou inconsciemment contre son camp.
Il est ostensible que ce formatage systématique des masses est présent à tous les niveaux de nos sociétés occidentales. L'enseignement, les médias, la politique et la justice sont noyautés par ces idiots utiles issus de cette industrie de la pensée unique non révélée. Notre pays comme beaucoup d'autres dans notre vieille Europe euthanasiée n’est plus qu’une fabrique robotisée de bétas béats âpres défenseurs de l'idéologie soixentehuitarde du 'tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil". 
Cette entreprise de décervelage de l'opinion est autant ridicule que dangereuse car elle imprègne une majorité de cervelles. Ces mêmes cervelles souffrent pourtant parfois de cette situation, s’en indignent paradoxalement en leur for intérieur mais sont souvent incapables de l’exprimer publiquement sans craindre de se faire critiquer. C’est bien plus profond que la peur d’être accusés d'hérésie. C’est vis-à-vis d'eux-mêmes qu’il est déjà difficile de franchir le pas emprisonnés par un ordre post hypnotique qui leur fait voir et dire des choses qui n’existent pas. Cette subversion idéologique n'est ni plus ni moins le résultat étincelant d'un brillant lavage de cerveau généralisé qui consiste à changer la perception  de la réalité flagrante au point que malgré la profusion d’informations, elles ne sont plus capables de tenir un raisonnement correct afin de défendre leurs propres intérêts et ceux des leurs.
D’où les nauséabondes réponses stéréotypées dès qu’il est question de défendre notre civilisation et de toucher aux droits sacro-saints du monde entier à venir faire la loi chez nous.
On a poussé sur un bouton et un disque rayé se met ineluctablement à tourner ressassant les mêmes formulations.
Comme une chanson ringarde qu'on n'arrive pas à extirper de son espit et qui nous empêche de dormir.

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